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Les informations sur voiture Fiat
Fiat (acronyme de Fabbrica Italiana Automobili Torino, fabrique italienne automobiles Turin), est un constructeur automobile, basé à Turin, dans le Nord de l’Italie. Elle est contrôlée par la famille Agnelli, par l’intermédiaire du groupe Ifil.
Le groupe contrôle les marques Fiat Auto, Fiat Professional, Alfa Romeo, Lancia, Ferrari et Maserati et IVECO dans le secteur des véhicules utilitaires.
Avec 2,20 millions de véhicules (tous types) produits en 2006, le groupe Fiat-IVECO-Irisbus se classe au 7e rang mondial derrière General Motors, Toyota, Ford, Volkswagen, DaimlerChrysler, Renault-Nissan et égal a PSA Peugeot-Citroën. Ces chiffres montrent une hausse de plus de 10% sur l’année 2005, pour un chiffre d’affaires de 52 Mds€.
À la suite du décès d’Umberto Agnelli le 27 mai 2004, c’est Luca di Montezemolo, jusque là président de Ferrari, qui a été nommé président de Fiat SpA, John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli étant nommé vice-président.
Le groupe a subi une perte d’exploitation de 979 millions d’euros en 2003 et de plus d’un milliard en 2004, qui restera dans les mémoires des dirigeants l’année la plus noire du siècle d’existence de la société. La situation s’est nettement redressée depuis.
Dès sa rupture avec l’américain Général Motors, fin 2004, le groupe Fiat a très rapidement retrouvé la santé financière. En 2005, grâce au succès de ses nouveaux modèles Panda et Grande Punto, les résultats sont devenus positifs et le bilan 2006 a permis la distribution du premier dividende depuis 5 ans.
Maintenant le groupe Fiat se porte beaucoup mieux, voire bien. Ses parts de marché ont fortement progressé notamment dans le secteur automobile où elles dépassent 32% en Italie, et 9 % en Europe ; depuis le début de l’année 2007, Fiat Auto devance Renault. La future Fiat 500 qui a été présentée le 04 juillet 2007, exactement 50 ans après le légendaire pot de yaourt de 1957 va encore renforcer les positions de la marque. La croissance des divisions poids lourds IVECO et matériel agricole et de construction CNH-NEW HOLLAND dépasse les 10% annuels.
F.I.A.T. inaugure sa première grande usine en 1900, au n°35 du Corso Dante. Sur une surface de 12.000 m², 150 ouvriers produiront 24 automobiles durant cette année 1900.
En 1902 la société commence à acquérir ses premières lettres de noblesse dans le sport automobile : Fiat présente la 24 HP Corsa, première voiture de compétition réalisée par le constructeur, les 9 Fiat engagées sur le Tour d’Italie automobile franchissent toutes la ligne d’arrivée, Vincenzo Lancia remporte la course de côte Sassi-Superga au volant de la 24 HP Corsa et Giovanni Agnelli établit un nouveau record sur la Fiat 8 HP lors du second Tour d’Italie.
En 1904, le logo ovale sur fond bleu, dessiné par Biscaretti, est adopté.
En 1906 les effectifs de la Fiat s’élèvent à 1.500 salariés, produisant 1150 voitures, et l’entreprise entreprend ses premières acquisitions en achetant la société Ansaldi. Sur le plan sportif Vincenzo Lancia remporte la Coppa d’Oro à Milan, tandis que Mathis s’adjuge la Targa d’Oro de la Coppa Herkomer au volant d’une Fiat 40 HP. C’est aussi à ce moment que les exportations commencent à décoller, jusqu’à représenter les deux tiers de la production. Fiat adopte une stratégie de croissance axée sur la mondialisation et conquiert des parts importantes sur des marchés porteurs, en particulier aux États-Unis, au point de créer la Fiat Automobile Corporation en 1908 avec la construction d’une usine pour une fabrication locale.
Le constructeur commence à produire des modèles dédiés à un usage spécifique, comme la Fiat Type 1 Fiacre, dédiée au transport public (adoptée en particulier par les villes de New York, Paris, Londres…), et qui sera produite à 1.600 exemplaires ; mais aussi des véhicules commerciaux, des moteurs pour la marine, des camions, des trams, les avions…
En 1916 débute la construction de l’usine du Lingotto, « lingot » de 500 mètres de long, à Turin, sous la direction de l’architecte Giacomo Mattè Trucco. Lorsque sa construction s’achève en 1922 c’est la plus grande et la plus moderne usine d’Europe et dès lors l’emblème de l’industrie automobile italienne. Le bâtiment, qui occupe 5 étages est absolument révolutionnaire et abrite sur son toit une piste d’essai futuriste. Ce bâtiment est un chef-d’œuvre dans l’application du fordisme : les pièces détachées arrivent au rez-de-chaussée et les voitures sont assemblées au fil des 5 étages, transportées par des ascenseurs, pour enfin être testées sur la piste ovale et inclinée qui occupe le toit.
À ce moment de son histoire, la firme turinoise est déjà le moteur de l’industrie italienne et sa production commence à se diversifier très largement (chemins de fer, aciéries, électricité, transports publics…), au point que durant la Première Guerre mondiale elle produit camions et blindés, avions et moteurs, mais aussi armes et munitions, et même uniformes, bottes et sacs pour les soldats. Fiat met son industrie entière au service de l’effort de guerre et sort grandie de ce conflit : la société comptait 4 000 employés en 1914, elle en compte 40.000 en 1918.
Dans les années 1930, Fiat est déjà un empire industriel d’envergure internationale. Le groupe possède des usines sur trois continents (Europe, Amérique latine et même Asie). C’est aussi à cette époque qu’il crée la marque Simca en France, Fiat-NSU devenu Fiat Neckar en Allemagne et plus tard SEAT en Espagne. Cependant la politique d’autarcie de Mussolini force la société à revoir ses plans de développement à l’international et à se concentrer sur le marché domestique et les industries lourdes. Les secteurs aéronautique et ferroviaires, ainsi que les travaux publics, connaissent alors une forte croissance. Le slogan de Fiat est alors : « Sur terre, sur mer et dans les airs ». Toutefois, la croissance perdure et à la veille de la Seconde Guerre mondiale les effectifs du groupe se montent à 55.000 employés.
En 1937 commence la construction de l’usine de Mirafiori, qui introduit les principes d’organisation industrielle les plus avancés de son temps et confirme l’orientation de la compagnie vers la production de masse. Sa construction s’achèvera en 1939, et le nouveau complexe industriel sera inauguré en présence de Mussolini.
Fiat eut et conserva des contacts autant avec les nazis et les fascistes, qu’avec les alliés et la Résistance.
En 1945, le sénateur Giovanni Agnelli meurt et, son fils Eduardo étant décédé dans un accident d’avion 10 ans auparavant, c’est Vittorio Valletta qui assume la présidence de Fiat.
La reconstruction et le boom économique [modifier]
Ce n’est qu’en 1948, et grâce à l’aide financière du plan Marshall, que la reconstruction des usines détruites pendant la guerre se termine. En 1950 la production a retrouvé son niveau d’avant guerre, on parle alors de « miracle italien ». Vittorio Valletta poursuit la stratégie de croissance, d’acquisitions et de diversification lancée par Agnelli et les profits recommencent à croître et les effectifs à augmenter.
En 1958 c’est le boom économique et la production augmente de façon impressionnante, tirée par la production d’automobiles et de machines agricoles. Les usines de Mirafiori doublent leur capacité, plus de 50.000 ouvriers y travaillent en deux postes et parfois trois. Le secteur automobile est le symbole du miracle économique italien, et Fiat, avec 95% de la production du pays, joue un rôle de premier ordre. Le nombre d’ouvriers atteint un maximum de 230 000.
Après avoir aidé à la création du secteur automobile en Yougoslavie avec Zastava dans les années 1950, en Espagne avec Seat, Fiat est le principal collaborateur - concepteur et fournisseur - de VAZ (Lada)en Union soviétique à Togliatti ; il fournira également les licences de fabrication pour les 600.000 modèles Zigouli-Lada par an, copies des modèles Fiat 124 et Fiat 125. Les automobiles Fiat, notamment leur plate-forme, serviront de base à l’ensemble des constructeurs du camp socialiste, en particulier les constructeurs soviétiques ainsi que le polonais Fiat-Polski FSO (soit directement, soit indirectement par la collaboration de fabricants soviétiques utilisant les procédés et technologies Fiat).
À partir des années 1990, les bénéfices de Fiat commencent à décliner, et ce malgré la présence de modèles populaires (Panda, Uno, Tipo). L’image de Fiat concernant sa fiabilité et sa finition, alimentée par une presse souvent chauvine, comme en France en particulier, lui fait de plus en plus de tort face aux autres constructeurs. Cette réputation détourne peu à peu les clients et les ventes baissent après 1990 (notamment en France où elles tombent de 150 000 à moins de 60 000 véhicules en 2000).
À cette époque, Fiat avait perdu le contact avec sa clientèle, aimant les moteurs pétillants, le design à l’italienne pour un honorable rapport prix-prestations. Peu à peu, la marque perd son identité propre en proposant, non plus des Fiat, mais des « boîtes à rouler » à la coréenne qui ne font plus rêver.
Le groupe, toujours présidé par l’Avv. Gianni Agnelli alors âgé de 80 ans, est alors en grande difficulté, les pertes n’ont jamais été aussi importantes, et les conseils d’administration se succèdent sans succès. La rumeur sur l’hypothèse d’un rachat par un concurrent est même avancée.
En mars 2000 un accord en deux temps est signé : General Motors prend, dans un premier temps, 20 % du capital de la division Automobiles Fiat et Fiat S.p.A. reçoit en échange 6 % de la totalité du groupe General Motors.
La Fiat Stilo, lancée le 11 septembre 2001 est un échec commercial en Europe, en raison d’un mauvais positionnement sur le marché, alors que ce véhicule est techniquement très bon et de bonne facture et qui connait d’ailleurs un excellent succès en Amérique Latine où il est aussi fabriqué.
En juin 2002, Fiat Auto, grevé par un endettement de 6,6 milliards d’euros, est obligé de faire appel aux banques pour soulager sa trésorerie. Un consortium de banques souscrit à 3 milliards d’euros leur donnant une garantie sur une partie du capital et achète 51% de la filiale de crédit Fidis. Parmi les autres mesures prises alors, Fiat Group dépose en garantie 34% de Ferrari auprès du groupe financier Mediobanca contre 775 millions d’euros. L’affaire fait alors grand bruit.
Après le décès de Gianni Agnelli en 2003, petit fils du fondateur de Fiat, puis de son frère Umberto Agnelli en 2004, c’est Luca Cordero di Montezemolo, le président de Ferrari, qui est appelé à la présidence du groupe Fiat. Il s’entoure d’une nouvelle équipe dirigeante animée à partir de juin 2004 par un nouveau directeur général, Sergio Marchionne qui va insuffler au groupe un nouvel élan et réorganiser totalement le management de Fiat Auto. Malgré le succès de la nouvelle Panda, le nouveau directeur général impose une sévère restructuration, en remplaçant toute l’équipe dirigeante et en taillant dans les coûts mais pas dans les effectifs et en réorganisant la fabrication.
Cette gestion va rapidement porter ses fruits dès 2005 et stopper la lente descente aux enfers qu’avait connue Fiat Auto. En 2004, l’option de vente de FIAT concernant la partie automobile auprès de General Motors a été rompue, en contrepartie du versement par General Motors d’une indemnité de rupture de 1,55 milliards d’euros en cash plus la restitution de toutes les participations dans FIAT Auto, permettant au groupe FIAT de reprendre 100 % de sa filiale automobile et de renouer très rapidement avec ses premiers bénéfices dès la même année.
Libre de ses agissements, Fiat Auto va rapidement passer des alliances industrielles partielles et ciblées. Fiat restructure et modernise rapidement ses lignes de produits et comme l’a admis Luca de Meo, le directeur de la marque, de générer de « l’argent avec une gamme étroite et peu d’investissements » car « il nous faut mettre les investissements sur les voitures qui font les gros volumes, plus de cent mille unités par an (…) Fiat doit rester populaire mais redevenir moderne et design ».
Cependant, la résurrection est basée sur la Fiat Grande Punto, designée par Giugiaro et pour laquelle sont enfin réhabilitées les valeurs et l’identité de la marque. Cette nouvelle génération de sa célèbre compacte, devient en quelques semaines le véhicule le plus vendu toutes catégories confondues en Europe depuis le début de l’année 2006. En avril 2006 débute la commercialisation du premier véritable 4×4 civil de la marque, le Fiat Sedici, conçu en partenariat avec Suzuki. En mai 2006, Fiat ouvre à Mirafiori près de Turin, la plus grande concession automobile du monde, regroupant tous les modèles du groupe FIAT soit : Fiat, Alfa Roméo, Lancia, Ferrari et Maserati.
Même si le succès actuel d’un seul modèle ne peut rien laisser présager pour l’avenir, les usines tournent désormais à plein régime et Fiat compte maintenir sa croissance des ventes au rythme actuel de 23% en 2006, remontant de 6,4% à plus de 9 % au palmarès européen et pronostiquant un bénéfice de 1 milliard d’euros pour l’année 2006, et comme l’a souligné Sergio Marchionne, Fiat est aujourd’hui redevenue un concurrent sérieux au niveau mondial. En Italie même où le groupe avait avant les années 1980 70% de parts de marchés, il est en 2006 repassé au-dessus de la barre des 31%.
Avec ses premiers bénéfices, Fiat a fait valoir fin septembre 2006 une option de rachat, auprès de Mediobanca qui lui a permis de récupérer les 29 % de Ferrari cédés en 2002 pour environ 800 millions d’euros, portant ainsi son contrôle à 85 %. Les 5% restants avaient été cédés par la banque au fonds d’investissements Mudabala de Dubaï. Piero Ferrari, le fils d’Enzo possède encore 10 % du groupe.
Mi- juillet 2007, la capitalisation boursière du groupe encore moribond trois ans plus tôt est plus élevée (30 milliards d’euros) que celle cumulée de Ford et General Motors (27,5 milliards).
Comme pour tous les constructeurs dans le monde, les modèles du début du siècle étaient baptisés du nombre de chevaux de puissance du moteur.
A partir de 1910, Fiat utilisa la formule “Type 1″… etc, c’est en 1920 que Fiat réorganisera l’ensemble de ses productions et choisit de donner des codes internes à ses produits. Ainsi l’on voit apparaître la Fiat 501 en 1921.
Le 5 étant le code de la division automobile, le 6 revenant aux véhicules industriels camions et autobus, le 7 aux tracteurs agricoles, le 1 lui étant réservé à la division moteurs.
A partir de 1936, l’appellation des voitures reprend la valeur de la cylindrée, alors que le code produit reste sur la base 500.
C’est au lendemain de la seconde guerre mondiale que Fiat élabore un plan de nouveaux modèles et change ses noms de code en prenant le 1 pour les voitures, le 2 pour les véhicules industriels légers, le 3 pour les autocars de ligne et de luxe, le 4 pour les bus urbains, le 5 pour les autobus interurbains, le 6 restant pour les camions, le 7 pour le matériel agricole et les TP, le 8 attribué à Lancia et le 9 à Alfa Roméo.
C’est ainsi que la Fiat 600 porte le nom de code VIN : ZFA100.
En 1966, avec l’arrivée de Gianni Agnelli aux commandes de l’empire Fiat, les voitures reprennent l’appellation du nom de code et l’on connaitra la Fiat 124, dont le code VIN est ZFA124. Cette formule sera abandonnée en 1978 au profit de noms fantaisistes comme la Fiat Ritmo, dont le code est ZFA138.
Dans le groupe, la Lancia Thema est connue sous le nom de code ZLA834 et l’Alfa Roméo 156 : ZAR932.
En 2007 les codes 1 seront très bientôt quasiment tous utilisés, Fiat va devoir faire appel à un nouveau système dans l’avenir.


















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